Cela fait plus de trois mois désormais que je travaille pour le projet EDEN au sein de la TIB (Leibniz Information Centre for Science and Technology and University Library). Le temps et l’énergie me manquent pour poursuivre ce blog, et c’est bien dommage, mais je vais essayer de le continuer malgré tout. J’ai publié, au cas où vous l’auriez manqué, un billet assez velu sur une restauration numérique de PDF sur le site de l’OPF. Cette activité, pourtant secondaire, de technical analysis, m’a amené à me plonger dans les entrailles de PDF particulièrement tordus et à découvrir les beautés et les complexités parfois difficilement justifiables de ce format.

Mais mon activité principale, actuellement, est de mener une petite équipe chargée de décrire formellement une trentaine de processus qui forment le cœur de ce qu’on appelle « préservation numérique ». C’est exigeant, assez stimulant, mais parfois on ne peut éviter de se cogner la tâche qui me déprime le plus dans mon métier :

Tenter de concilier un modèle conceptuel avec la réalité pratique de notre activité

Et, au premier rang de ces modèles, il y en a un que j’ai pas mal pratiqué et dont le nom me plonge toujours dans l’effroi le plus profond, j’ai nommé

OAIS

pour Open Archival Information System.