Étiquette : photorec

Capture d'écran du jeu "L'aventure du saumon". Le saumon est en train de remonter un bief, en vue TPS.

Copie un jeu, sauve un saumon

tl;dr

  • La copie des disquettes, c’est délicat. Si vous tenez à ce qui se trouve sur une disquette, confiez-la à quelqu’un qui sait faire.
  • Si vous vous lancez dans la récupération de données sur disquettes, tentez plusieurs approches, plusieurs outils logiciels et matériels, et combinez les résultats.
  • Vous avez réussi à lire presque tous les secteurs d’une disquette ? Ça ne vous garantit pas de retrouver tout ce qui s’y trouvait, surtout si des erreurs de lecture affectent les premières pistes de la disquette : des fichiers peuvent rester invisibles, et les utilitaires de récupération ne vous aideront peut-être pas.
  • La première lecture d’une disquette après une très longue période est sans doute votre meilleure chance de récupération, les lectures successives pouvant la dégrader. Donc soignez la première lecture et réalisez-la dans les meilleures conditions possibles.

Nostalgie du jeu, jeu de la nostalgie

Je me méfie de la nostalgie. Dans le pire des cas, elle est réactionnaire, et dans tous, elle repose sur un mécanisme d’idéalisation du passé. Si je m’intéresse à la rétro-informatique, ce n’est ni par regret du temps d’avant, ni par passion des vieilles machines. C’est plutôt parce que ça me permet d’accéder à des objets historiques et culturels à étudier et conserver, avec l’espoir que ça éclairera le présent (le fantasme du détective qui plonge dans le passé pour dénouer les fils d’une intrigue contemporaine, cher à Pérez-Reverte, je n’arrive pas à m’en débarrasser totalement). Mais il faut bien avouer qu’un jeu vidéo comme premier exemple de traitement d’une disquette, c’est parfait, et vous allez comprendre pourquoi bientôt.

Un disque dur externe connecté à un ordinateur portable avec un câble PATA/IDE-USB.

Explorer un disque dur interne

Cela fait plusieurs mois que je n’ai pas écrit dans ce blog, et ça me navre. Mon activité professionnelle ne me laisse pas assez d’énergie pour me lancer dans une telle entreprise après une journée de travail. Depuis avril dernier, je ne publie donc plus que pendant mes vacances. Or je suis en vacances, et rien ne semble venir. Je vais donc me forcer un peu et vous faire part de quelques dernières expérimentations, dans le prolongement de mon précédent billet.

Il se trouve en effet que j’avais un ordinateur familial acheté au début des années 2000 qui achevait son séjour au purgatoire dans la maison de mes parents, avant de s’envoler vers les tristes cieux des DEEE.

Dans ce billet, je vais donc faire un pas de plus et vous raconter comment j’ai fait une image de ce disque, puis je passerai en revue les méthodes et outils permettant

  • D’identifier bon nombre de fichiers système automatiquement ;
  • De récupérer beaucoup d’informations importantes sur les fichier supprimés – et pas que les fichiers supprimés eux-mêmes, comme on avait vu dans le précédent billet ;
  • De restaurer individuellement un de ces fichiers.

Prêt·e·s ? C’est parti !

Acquérir des données depuis des disquettes ZIP : une expérience

Un petit point d’attention avant de commencer : je débute dans le domaine des digital forensics. Le sujet m’amuse beaucoup, donc je profite de cet enthousiasme pour écrire mes aventures et les partager avec vous. Je préfère revenir ensuite sur mes billets pour les corriger plutôt que d’approfondir le sujet et risquer de perdre l’élan initial. Cet enthousiasme du débutant, c’est peut-être un petit effet Dunning-Kruger, mais il m’encourage.

Un peu de contexte

Il y a quelques semaines, Felix Burger, un de mes collègues de la TIB a évoqué cinq disquettes ZIP qu’il avait récupérées de Kamel Louafi, un architecte algéro-allemand. Ces disquettes étaient susceptibles de contenir des données liées au réaménagement du parc Welfengarten, où se trouve la Leibniz University Hanover.

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